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Un brin de légèreté

Petit télégramme à l'usage des lecteurs

Cherche un électricien pour rétablir le courant entre les gens qui ne se parlent plus...un opticien pour changer le regard des gens...un artiste pour dessiner un sourire sur tous les visages...un maçon pour bâtir la paix...et un professeur de maths pour ré-apprendre à ...compter les uns sur les autres...

 

Merci à vous.

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 20:19

 J'ai lu récemment un article de Mary-Annick MEYER (Cf. link), parent d'un enfant autiste, qui m'a beaucoup parlé sur le rapport qu'entretient la personne autiste avec les émotions. Aussi, en ai-je extrait plusieurs passages :

"Le point commun à tous les autistes est un état émotionnel variant de l’hyper- à l’hyposensibilité.  

 L’autisme ne se mesure pas conventionnellement, n’entre dans aucune classification pré-établie. C’est une façon d’être qui dépend du quotient émotionnel de la personne.

Les « troubles du comportement » ne sont que la partie visible de mécanismes souterrains complexes et méconnus: le traitement de la pensée et la perception des émotions.

Nous  avons tous une capacité à nous représenter notre état émotionnel ainsi que celui des autres. Pour un autiste, c’est impossible. Un autiste ne peut faire semblant, ni « jouer à », et par conséquent, jouer tout court.

La théorie de l’émotion incarnée commence à être reconnue. Les autistes ne mentalisent jamais leurs émotions. Ainsi, même le souvenir d’une émotion provoque la réaction physique initiale. Et l’empathie que nous attendons tellement d’eux ne peut se manifester que s’ils peuvent retrouver l’émotion adéquate en recréant par autostimulation son contexte physique (le coeur qui bat fort, par exemple) .

En prenant conscience dans un premier temps que tout comportement est mesurable et observable, on parvient à utiliser plus facilement un vocabulaire « neutre » qui ne qualifie ni ne juge (des verbes d’action: il crie, il tape, il jette…). Le pas est déjà grand. Ensuite, en cessant de se demander en boucle « Pourquoi il fait ça? Comment faire pour qu’il arrête? », on se rappelle que tout comportement a deux objectifs possibles: obtenir ou éviter.

On peut alors enfin parvenir au sous-sol, là où règnent les émotions. Arrive donc le moment de réapprendre avec son enfant les émotions de base excitation/calme. Puis progressivement, selon le rythme et les capacités de chacun, pourront se décliner les nuances de la palette plaisir/déplaisir, joie/tristesse-peur-colère, surprise/dégoût, fierté/honte. Pour accompagner l’enfant dans ce voyage, nous devons être rassurants, c’est à dire cohérents et prévisibles, maîtres de nos propres émotions, en n’ayant que deux mots d’ordre: simplifier/concrétiser.

Et si, malgré tout, (on ne se refait pas!), on a besoin d’un soupçon d’évaluation – mais positive bien entendu – la petite phrase de Monsieur Chossy fait beaucoup de bien: « Tous les autistes sont des surdoués du coeur ».

Sans oublier Temple Grandin (autiste professeur de sciences animales à la Colorado State University): « Le pire que vous puissiez faire, c’est de ne rien faire », et sur ce point, tous les experts sont d’accord – même s’ils ne s’accordent pas sur grand-chose d’autre!".

Les difficultés que je rencontre majoritairement avec Camille se rapportent essentiellement à ses réactions démesurées et ses impulsions face à un évenement, un geste, une parole. Il m'arrive, très souvent, de ne pas savoir quoi faire ou quoi dire. J'essaie alors de mettre des mots sur ses affects dans l'optique de diminuer l'intensité de ses émotions et de l'apaiser. J'ai acheté récemment deux livres que je lui lis le soir, avant de se coucher : 

Ca fait mal la violenceLes colères

  • Ca fait mal la violence de Catherine DOLTO :                                                                   en couverture verso _  "Mine de rien, la violence est dans le coeur des humains mais, quand on peut en parler, c'est mieux". _

          Dans ce livre, elle a beaucoup accroché sur les deux premières pages. Et pour cause!             Lorsque ses émotions sont intenses et en collectivité, Camille aggripe souvent les                    enfants par les cheveux. Et voici le contenu avec image de ces pages:

Extrait du livre: "Tout le monde peut être violent, nous les petits aussi, même avec des gens qu'on aime énormément. Souvent on ne fait pas exprès, on s'en rend même pas compte".

 livre violence2

  • Les colères du même auteur :                                                                                             idem _ "Mine de rien, comprendre pourquoi on fait une grosse colère, ça nous aide à grandir". _

Extrait du livre : "Quand on a une grosse colère, on sent des choses très fortes dans son coeur et ça fait mal. Les grandes personnes disent qu'on fait un caprice, mais une colère c'est dur pour celui qui la fait!".

livre-olere2.jpg

A travers la collection Mine de rien, Catherine DOLTO aborde les questions importantes de la vie biologique et affective. 

Chaque page fait l'objet d'une illustration claire. Le texte est simple et s'appuie sur l'expérience des enfants. Il les invite à exprimer les sentiments éprouvés (ou à imaginer ceux qu'ils éprouveraient) dans des situations similaires. 

Ces livres sont disponibles sur le site de Hop'toys.

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